Dans l’univers du hip-hop québécois, quelques rappeurs se distinguent du lot par leur charisme naturel et leur talent à jouer avec les mots. Olivier Guénette, mieux connu sous le pseudonyme de Maybe Watson, en est un parfait exemple. C’est en juin dernier, sous l’étiquette Abuzive Muzik, qu’il a fait paraître son premier album officiel. Ce projet est une forme de consécration pour le rappeur qui sillonne la scène urbaine depuis plus d’une décennie.
C’est vers la fin des années 90, dans l’arrondissement de Ville-Saint-Laurent, que Maybe Watson a enregistré ses premiers morceaux au sein du collectif Nine Majesty. Représentant la seule voix francophone du groupe, il a livré ses premières rimes en compagnie des plus grands rappeurs anglophones de la métropole.
Le collectif pluridisciplinaire K6A (prononcé kécéssà), formé de graffeurs, de rappeurs et de DJ-producteurs, est né à la suite de sa rencontre de Monk.E et d’Osti One. Le style de Maybe Watson s’est alors peaufiné, en particulier son penchant pour l’humour absurde, le situant dans le champ gauche du rap québécois, champ où se trouve d’ailleurs un autre de ses projets, Alaclair Ensemble, caractérisé par son excentricité musicale.
Depuis, son ascension sur la scène hip-hop continue de prendre de l’ampleur, surtout grâce à sa participation à la défunte Ligue d’improvisation hip-hop du Québec (LIHQ). Ses capacités d’improvisateurs font souvent l’objet d’éloges et sa facilité à jongler avec les mots attire l’attention de nouveaux fans.
En 2012, la formule originale de Maybe Watson bourgeonne, notamment par le nombre croissant d’artistes de la relève qui s’inspirent de son style de rap franglais. Pour un rappeur, l’influence qu’il peut avoir sur les autres est la consécration de son épanouissement artistique, et cela semble bien être le cas pour ce cher Maybe Watson!
Commentaires
Ajouter un commentaire