Fanny Bloom

C’est le 6 mars dernier qu’avait lieu le lancement du premier album solo de Fanny Bloom. Après avoir passé 8 ans à rouler sa bosse avec ses acolytes Roboto (Thomas Hébert) et Kilojules (Julien Harbec) de Misteur Valaire, la chanteuse de La patère rose célébrait la fin de son aventure en groupe dans un touchant spectacle d’adieu au Cabaret du Mile-End. Depuis, la belle Fanny a poursuivi en solo et a présenté un nouveau CD paru sous le label Grosse Boîte: Apprentie guerrière.

Dans cet album intime qui mêle sonorités pop et synthées des années 80, on retrouve une maturité jusqu’ici inconnue à Fanny Bloom. La jeune femme, qui fête ses 26 ans ce mois-ci, avoue avoir toujours été plus introspective qu’on le croyait : « Mes niveaux de romantisme et de mélancolie ont toujours été élevés. Peut-être que ça transparaît plus qu’avant. Il y a une profondeur de plus qui fait ressortir ces aspects. Mais au fond de moi-même, je me sens toujours pareille. »

Toujours pareille peut-être, mais quand même beaucoup plus sensuelle. Oubliez les chansons enfantines de la Patère rose : la Fanny Bloom en solo est une femme, une vraie. Pour le prouver, elle nous séduit à coup de talons hauts et de rouge à lèvres dans le clip du premier extrait de l’album, Parfait parfait :
 

Fanny Bloom /// Parfait parfait [vidéoclip officiel] from Dare To Care Records on Vimeo.

À quoi peut-on attribuer cette évolution? « C’est dur à dire. Je pense que la différence, c’est juste quelques années. Je me sens un peu comme la Fanny Bloom de la Patère rose, mais c’est autrement abordé. Plus mature. La différence, c’est que je suis rendue vieille! », a-t-elle lancé à la blague.

Anecdote intéressante : lors du M pour Montréal de 2010, Fanny Bloom avait laissé filer les rumeurs d’une éventuelle carrière anglophone. C’est le bassiste du légendaire groupe Kiss, Gene Simmons en personne, qui avait proposé à la chanteuse et pianiste de lui envoyer quelques démos dans la langue de Shakespeare. Qu’importe, celle qui aime jouer avec les mots en français n’envisage pas de partir à la conquête de l’Amérique. Et en plus, elle ne voyait pas d’un bon œil sa relation professionnelle avec la plus fameuse de toutes les langues : « Je crois que Gene Simmons et moi, on ne se serait pas bien entendu… On ne se comprenait pas du tout! »

En attendant, au Québec, nous sommes bien contents qu’elle reste dans les parages pour nous faire profiter de ses airs pop doux et tout aussi touchants que son dernier spectacle d’adieu.

Apprentie guerrière | Label Grosse Boîte | Disponible en magasin dès maintenant
 


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